Sommaire
Cet article présente de façon claire et concrète les avantages de travailler en Roumanie : niveau des salaires, fiscalité, opportunités d’emploi, coût de la vie et démarches administratives. Que vous souhaitiez vous installer en Roumanie ou recruter des travailleurs qualifiés, vous y trouverez les informations essentielles pour décider en connaissance de cause.
Les conditions de travail en Roumanie
La Roumanie dispose d’un cadre légal structuré, aligné sur les standards européens. Le droit du travail protège les salariés locaux comme les ressortissants étrangers de l’Union européenne, notamment en matière d’horaires, de congés et de contrats.

Le contrat et les horaires
En Roumanie, les conditions de travail s’appuient sur des règles légales solides. La durée standard est de 8 heures par jour, cinq jours ouvrables par semaine, soit 40 heures hebdomadaires. Les salariés ont en plus droit aux jours fériés officiels.
- Durée légale du travail : voir les éléments ci-dessus, sans particularités locales.
- Congés annuels : au moins 20 jours ouvrés de congés payés garantis par an.
- Préavis de rupture : en cas de démission ou de rupture du contrat, un préavis minimal de 20 jours s’applique, sauf si une durée plus longue est prévue au contrat.
Deux types de contrats existent en Roumanie : le contrat à durée déterminée et le contrat à durée indéterminée, ce dernier prévoyant généralement une période d’essai. Dans les deux cas, le document doit préciser le salaire, la durée, les responsabilités du poste et les conditions de travail applicables. L’âge minimum légal pour signer un contrat de travail est fixé à 16 ans.
Travailler en Roumanie comme Français
Un citoyen français n’a pas besoin de visa pour travailler en Roumanie, grâce à la libre circulation au sein de l’Union européenne. Il doit toutefois s’enregistrer auprès des autorités locales et obtenir un certificat de résidence. Le contrat roumain doit respecter la législation locale. Après son embauche, le salarié européen doit également obtenir son CNP, une démarche administrative qui peut prendre environ un mois. Pour plus de détails sur les avantages du travail temporaire roumain, notre agence franco-roumaine peut vous accompagner dans vos démarches. Vous trouverez aussi sur notre page dédiée une présentation des compétences avantageuses des travailleurs roumains. Les citoyens de l’Union européenne bénéficient des mêmes conditions d’embauche que les Roumains, ce qui facilite l’accès à l’emploi local. Pour préparer votre budget et convertir les montants en ron, consultez également notre page sur le salaire minimum en Roumanie.
Trouver un emploi en Roumanie
Le marché de l’emploi roumain reste dynamique et accessible. Son taux de chômage se situe sous les 6 % depuis plus de deux ans, soit l’un des niveaux les plus bas de l’Union européenne. Bucarest et l’ouest de la roumanie concentrent les principales opportunités professionnelles. Multinationales, entreprises privées et ONG proposent des postes variés, avec de réelles possibilités d’évolution pour les candidats locaux comme pour ceux venus de l’étranger.
Les secteurs qui recrutent
L’informatique figure parmi les plus dynamiques : les entreprises recherchent des professionnels qualifiés en développement logiciel, maintenance et cybersécurité. L’emploi francophone progresse également, notamment dans les centres d’appels et les services partagés, où la maîtrise du français constitue un atout.
- Technologies de l’information Le secteur le plus dynamique, avec une demande soutenue en compétences informatiques, en développement et en maintenance de systèmes complexes.
- Services financiers et comptabilité Les centres de services partagés recrutent régulièrement dans la paie, les ressources humaines et la comptabilité pour des groupes internationaux installés à Bucarest ou à Cluj.
- BTP et industrie Les profils techniques sont très recherchés, notamment en maçonnerie, soudure, chaudronnerie et conduite d’engins. Le salaire proposé dépasse souvent le minimum national.
- Hôtellerie, logistique et agroalimentaire Ces secteurs recrutent massivement pour des postes opérationnels, accessibles à tous les niveaux de qualification et ouverts aux candidats étrangers.
Bucarest rassemble les emplois les mieux rémunérés, en particulier dans la technologie, la finance et les services aux entreprises. Cluj-Napoca et Timiș offrent aussi de bonnes opportunités de carrière, avec un salaire moyen supérieur à 1 000 euros nets par mois.
Le marché du travail roumain présente un autre avantage : l’anglais est couramment utilisé dans les entreprises, ce qui facilite l’intégration des candidats venus de l’étranger. Les offres d’emploi sont notamment accessibles auprès de l’ANOFM et de ses 41 agences départementales, qui publient les postes déclarés par les employeurs. Cette transparence aide les personnes souhaitant consulter les offres depuis la France.
Atouts des profils francophones
Les entreprises françaises implantées en Roumanie recrutent régulièrement des francophones. Les BPO, centres d’appels et services partagés figurent parmi les principaux employeurs de ces profils. Les enseignants de français, traducteurs et formateurs trouvent également des offres d’emploi dans les écoles internationales, les lycées français et les instituts de langues des grandes villes.
Près de 20 % de la population roumaine a appris le français, ce qui favorise l’intégration des candidats francophones.
Les services publics d’accompagnement
L’ANOFM, l’Agence nationale pour l’emploi, dispose de 41 agences départementales. Elles proposent gratuitement des services d’information, de conseil et de médiation aux demandeurs d’emploi, qu’ils soient roumains ou ressortissants d’un autre État membre de l’UE. Chaque agence peut aussi orienter les candidats grâce à des conseillers EURES, capables d’identifier les offres correspondant à leur profil et à leurs compétences.
Les citoyens européens bénéficient d’un accès complet à ces services publics, au même titre que les citoyens roumains. Un chômeur indemnisé dans un autre État membre peut demander le transfert de ses prestations pendant trois à six mois, à condition de s’inscrire comme demandeur d’emploi en Roumanie.
Salaire moyen et minimum légal
En 2025, le salaire moyen national atteignait environ 1 100 euros nets par mois, pour un revenu brut d’environ 1 860 euros. Les rémunérations ont fortement progressé ces dernières années, avec des écarts selon les secteurs, les régions et les qualifications.

Le salaire minimum en 2026
Depuis le 1er janvier 2026, le salaire minimum brut s’élève à 4 050 RON par mois, soit environ 820 euros. Après déduction des charges sociales et de l’impôt sur le revenu, fixé à 10 %, le salaire minimum net atteint 2 513 RON, soit environ 508 euros.
- Salaire minimum brut national : 4 050 RON par mois depuis janvier 2026, soit environ 820 euros. Une nouvelle hausse à 4 325 RON est prévue en juillet 2026.
- Salaire minimum net : 2 513 RON par mois, soit environ 508 euros après les cotisations et l’impôt. Une déduction forfaitaire de 800 RON contribue à alléger la pression fiscale sur les bas salaires.
- BTP : un minimum renforcé : dans la construction, le salaire minimum brut atteint 4 582 RON, soit environ 921 euros. Ce montant est supérieur de 13,1 % au minimum national et reflète la demande soutenue pour des travailleurs qualifiés.
Pour l’employeur, le coût total d’un salarié rémunéré au minimum légal s’élève à 4 141 RON, soit environ 838 euros. Les charges patronales sont limitées à 2,25 %.
| Indicateur | Montant en RON | Montant en euros (approx.) |
| Salaire minimum brut (national) | 4 050 RON | ~820 € |
| Salaire minimum net | 2 513 RON | ~508 € |
| Coût total employeur | 4 141 RON | ~838 € |
| Salaire minimum BTP | 4 582 RON | ~921 € |
| Salaire moyen brut national (2025) | ~9 200 RON | ~1 860 € |
| Salaire moyen net national (2025) | ~5 450 RON | ~1 100 € |
Le salaire minimum roumain est passé de 2 230 RON en 2020 à 4 050 RON en 2026, soit une progression de 81,6 % en six ans. Depuis novembre 2024, l’objectif officiel consiste à le porter à 50 % du salaire moyen national, conformément à la transposition de la directive européenne 2022/2041.
Écarts entre villes et secteurs
Les différences de salaire demeurent marquées selon les régions. Bucarest concentre les rémunérations les plus élevées du pays, avec un salaire moyen net de 1 364,55 euros, notamment grâce à la technologie, à la finance et aux services aux entreprises. Cluj-Napoca et Timiș dépassent également 1 000 euros nets par mois et figurent parmi les territoires les plus attractifs pour les candidats étrangers.
À l’opposé, près de la moitié des départements roumains affichent des salaires nets compris entre 600 et 700 euros mensuels. Dans ces dernières, le coût de la vie est toutefois généralement plus faible, ce qui permet de conserver un niveau de vie acceptable dans la plupart des régions.
Le secteur informatique propose les rémunérations les plus élevées. Un développeur junior gagne entre 800 et 1 500 euros nets, tandis qu’un développeur senior à Bucarest ou à Cluj peut atteindre 2 400 à 3 600 euros par mois. Ces niveaux de revenu, associés à une fiscalité favorable pour les professionnels de l’informatique, expliquent l’attrait de la Roumanie auprès des talents du numérique.
Fiscalité et revenu net des salariés
La fiscalité en Roumanie figure parmi les atouts souvent mis en avant par les expatriés et les entreprises étrangères. Comprendre le calcul du revenu net aide à mesurer précisément ce que représente un salaire brut après l’application des différentes charges sociales.

Cotisations et impôt sur le revenu
Pour un salarié qui ne travaille pas dans le secteur informatique, trois prélèvements s’appliquent au salaire brut. Les charges sociales salariales représentent à elles seules 35 % du brut : 25 % pour la cotisation de pension CAS et 10 % pour la cotisation d’assurance maladie CASS. S’y ajoute l’impôt sur le revenu des personnes physiques, fixé à 10 %. Pour un salarié standard non exonéré, le total atteint donc environ 45 % du brut.
- CAS (pension) : cotisation de retraite de 25 % prélevée sur le salaire brut. Elle concerne tous les salariés, sauf ceux relevant d’un régime dérogatoire reconnu par la loi.
- CASS (assurance maladie) : cotisation santé de 10 % du salaire brut, qui garantit au salarié roumain et à ses ayants droit l’accès au système public de soins.
- Impôt sur le revenu : taux fixe de 10 % appliqué à la base imposable après déduction des cotisations sociales et, le cas échéant, d’un abattement forfaitaire selon le niveau de rémunération.
Dans de nombreux pays d’Europe occidentale, le ratio net/brut se situe entre 55 et 65 %. La Roumanie apparaît donc relativement avantageuse pour les salariés standard. Une déduction forfaitaire de 800 RON réduit la base imposable des bas salaires et allège la charge fiscale pesant sur les revenus modestes. Une réforme est également envisagée afin d’introduire davantage de progressivité et de mieux soutenir les petits revenus.
Les régimes favorables par secteur
Le secteur informatique bénéficie d’un avantage fiscal important : les salariés de l’IT sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu. Leur ratio net/brut peut ainsi atteindre 85-90 %. Cette mesure contribue à faire de la Roumanie une destination attractive en Europe pour les développeurs et les ingénieurs logiciels. Les médecins bénéficient eux aussi de cette exonération, ce qui renforce l’intérêt du pays pour les professionnels de santé.
Pour les travailleurs indépendants, la couverture complète de la retraite et de l’assurance maladie n’est assurée que si le revenu atteint au moins le niveau du salaire minimum légal. Les employeurs internationaux implantés en Roumanie proposent aussi souvent une assurance santé privée en complément du système public. Cet avantage améliore les conditions de travail et d’emploi dans le pays.
Quel niveau de vie avec son salaire en Roumanie
Même un revenu moyen permet d’y accéder à un confort appréciable, notamment dans les grandes villes. Les dépenses quotidiennes, logement, transport et alimentation, restent nettement inférieures à celles observées en France ou dans d’autres pays d’Europe occidentale. Résultat : le pouvoir d’achat réel dépasse souvent ce que les chiffres bruts laissent supposer.
Se loger, se déplacer et se nourrir
À Bucarest, un revenu mensuel de 1 000 euros permet de vivre très décemment selon les données disponibles pour 2024. Les loyers à Bucarest ou à Cluj-Napoca sont en moyenne environ 50 % moins élevés qu’en France, en Suisse, en Suède ou au Luxembourg, pour un niveau de confort comparable.
- Transport en commun. Un abonnement mensuel coûte environ 15 euros dans les principales villes roumaines. La dépense reste donc très modérée par rapport aux tarifs pratiqués en France.
- Alimentation. Les courses demeurent abordables, en particulier sur les marchés locaux et dans les supermarchés. Le panier moyen est nettement inférieur à celui observé en Europe occidentale.
- Restauration. Un repas au restaurant coûte en moyenne 5,37 euros en Roumanie, contre 12,56 euros en France, soit plus de deux fois moins cher pour une sortie équivalente.
- Logement. À Bucarest ou à Cluj-Napoca, les logements modernes et bien équipés se louent environ deux fois moins cher qu’à Paris, Lyon ou Genève.
En 2024, la Roumanie affiche l’un des coûts de la vie les plus bas d’Europe, sans sacrifier la qualité des services urbains. Le budget mensuel d’un ménage dépend naturellement de la ville et du mode de vie choisi.
Une vie sociale et culturelle accessible
Bucarest, surnommée le « Petit Paris » en raison de son architecture néoclassique, propose une vie nocturne dynamique, des événements internationaux et des clubs d’affaires utiles au réseautage des jeunes professionnels. Cluj-Napoca complète ce dynamisme par un écosystème de start-up qui recrute chaque année davantage de jeunes diplômés européens.
Le pays propose aussi des villes saxonnes bien conservées, des stations de ski en Transylvanie, le delta du Danube classé à l’UNESCO et le littoral de la mer Noire. Ces opportunités de découverte, associées à une hospitalité reconnue et à une cuisine généreuse, font du pays bien plus qu’une simple destination professionnelle. Travailler en Roumanie, c’est aussi choisir une qualité de vie accessible et riche, avec un salaire exprimé en ron ou en euros selon les professionnels et leur activité.
Foire aux questions
Quel est le salaire minimum légal en Roumanie en 2026 ?
Depuis le 1er janvier 2026, le salaire minimum brut en Roumanie s’élève à 4 050 RON par mois, soit environ 820 euros. Après les cotisations sociales, CAS à 25 % et CASS à 10 %, ainsi que l’impôt sur le revenu, fixé à 10 %, le salaire minimum net atteint 2 513 RON, soit environ 508 euros par mois. Dans le secteur de la construction, le minimum passe à 4 582 RON brut, soit environ 921 euros, en raison de la forte demande de professionnels qualifiés dans le BTP. Une nouvelle hausse est prévue en juillet 2026, avec un minimum brut de 4 325 RON.
Quel salaire faut-il pour bien vivre en Roumanie ?
À Bucarest, un revenu mensuel net de 1 000 euros permet généralement de couvrir les principales dépenses : logement, transport, alimentation et loisirs. Le coût de la vie reste nettement inférieur à celui de la France : les loyers sont environ 50 % moins élevés et un repas au restaurant coûte en moyenne 5,37 euros. À revenu équivalent, le pouvoir d’achat réel est donc souvent plus élevé qu’en Europe occidentale. En 2025, le salaire moyen net national atteignait environ 1 100 euros par mois, un niveau offrant un confort de vie appréciable dans la plupart des grandes villes roumaines.
Comment un Français peut-il travailler en Roumanie ?
Un citoyen français n’a pas besoin de visa pour travailler en Roumanie, puisque la libre circulation européenne s’applique. Il doit toutefois s’enregistrer auprès des autorités locales, obtenir un certificat de résidence puis, après son embauche, demander son CNP, le numéro d’identification personnel. Cette démarche peut prendre environ un mois. Les conditions d’embauche sont les mêmes que pour les ressortissants roumains. L’ANOFM et ses 41 agences départementales, avec l’appui des conseillers EURES présents dans chacune d’elles, accompagnent gratuitement les candidats de l’étranger dans leur recherche d’emploi et leurs démarches administratives.
Quels sont les avantages fiscaux pour les salariés en Roumanie ?
La fiscalité en Roumanie repose sur un taux fixe d’imposition sur le revenu de 10 %, inférieur aux taux marginaux appliqués dans la plupart des pays d’Europe occidentale. Les salariés du secteur de l’informatique bénéficient d’une exonération totale d’impôt sur le revenu, ce qui porte leur ratio net/brut entre 85 et 90 %, contre 55 à 65 % dans de nombreux pays comparables. Les médecins bénéficient du même avantage. Une déduction forfaitaire de 800 RON réduit également la pression fiscale sur les bas salaires. Enfin, les charges patronales sont limitées à 2,25 %, ce qui rend le marché du travail roumain particulièrement compétitif pour les employeurs.
Dans quels secteurs est-il le plus facile de trouver un emploi en Roumanie pour un étranger ?
En Roumanie, les secteurs qui recrutent le plus facilement des candidats étrangers sont l’informatique, les services financiers, les centres d’appels et services partagés, la logistique, l’hôtellerie-restauration et le BTP. Les francophones disposent d’un avantage dans les BPO et les entreprises françaises implantées localement, qui recherchent régulièrement des professionnels maîtrisant le français. L’anglais étant courant dans les environnements professionnels, les candidats s’intègrent généralement rapidement, quel que soit le secteur visé. Les offres d’emploi sont disponibles sur le site de l’ANOFM ou auprès des conseillers EURES de chaque agence départementale.
